
Ormuz rouvre, le pétrole reflue : « les seules gagnantes sont les compagnies pétrolières »
Après plus de trois mois de guerre au Moyen-Orient, le protocole d'accord entre les États-Unis et l'Iran a permis la réouverture du détroit d'Ormuz, par où transite 20 % du pétrole mondial et qui était fermé depuis plus de deux mois. Les premiers navires l'ont franchi mi-juin et le baril a déjà reculé de 2 à 3 dollars en moyenne ; en France, les prix de l'essence et du gazole commencent à baisser après des sommets inédits (Le Monde). Mais le retour à la normale s'annonce laborieux : les stocks mondiaux ont fortement diminué et les effets mettront des mois à atteindre les consommateurs. Pour la chercheuse Layal Mansour, l'accord obéit moins au sort des civils qu'à l'inflation et aux élections américaines de mi-mandat ; « les seules qui ont profité de cette crise sont les grandes compagnies pétrolières ». L'épisode consacre un statu quo fossile, l'or noir au cœur du rapprochement diplomatique plutôt que les renouvelables. Les questions sensibles (programme nucléaire iranien, levée des sanctions) restent en suspens, et les pourparlers prévus en Suisse ont été reportés sine die.








